La
Casamance,
au cœur
des rites et des traditions
Riche et fascinante, la Casamance bénéficie d’un
climat à tendance tropical, tempéré à
l’Ouest par les Alizés sur le littoral (région
du Cap Skirring). La saison des pluies ou "hivernage"
(de juillet à septembre) permet une pluviométrie
importante qui entretient une végétation luxuriante
toute l’année. Alors qu’une végétation
saharienne domine sur l’ensemble du pays. Cette région
a été surnommée "La Verte Casamance"
ou encore "Le Grenier du Sénégal".
Le bras de mer "ou fleuve de Casamance" de 300 km,
traverse la région d’Ouest en Est, formant un immense
delta à son embouchure autour duquel s’est dessiné
un extraordinaire lacis de marigots, canaux, ruisseaux, mangroves
composées de palétuviers et de grandes zones marécageuses
découpées par les bolongs (bras du fleuve).
Il résulte de ces spécificités climatiques
et géographiques que la Casamance présente un éventail
très large de paysages dans un espace relativement réduit.
Ainsi, passe t’on de la mangrove à la savane, de
la palmeraie à la forêt d’arbre de haut port.
Le climat tropical chaud et beau toute l’année (22°
à 35°) et le soleil toujours au rendez-vous.
On dit que ce sont les
Baïnouks qui les premiers s’installèrent en Casamance. Ils sont
aujourd’hui peu nombreux et leur implantation est réduite à
quelques villages. Au XIVème siècle, les Diolas chassés de
l’empire du Mali par les conquêtes mandingues ont remplacé les
Baïnouks entre la rivière Gambie et l’actuelle frontière avec la
Guinée-Bissau.
Au XVème siècle, les Portugais arrivent aux
îles du Cap Vert, avant de s’installer à l’île de Gorée et de descendre dans le
Sud à la recherche d’esclaves. En 1645, le comptoir de Ziguinchor est crée par
Gonçalo Gamboa Ayale, le commerce d’esclave étant rendu possible par la voie
fluviale.
C’est la France qui à partir du XIXème
siècle prend le relais de la colonisation en Casamance. En 1836, les Français
s’installent à Karabane, puis en 1838, ils fondent le comptoir de Sédhiou afin
d’exploiter l’arachide, puis le caoutchouc. Ils subissent de nombreuses attaques
des Mandingues et des Diolas ; et la région ne sera en fait jamais totalement
pacifiée.
En 1888, les Français rachètent Ziguinchor
aux Portugais et, de 1888 à 1914, les grandes sociétés commerciales, attirées
par l’accès maritime, viennent s’y installer. Par ailleurs, en 1907, Ziguinchor
supplante Karabane comme chef-lieu de la Basse Casamance.
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