Les villes et
les villages de Casamance
Ziguinchor est sans doute la plus
"africaine" des villes du Sénégal grâce
à sa palmeraie à proximité de la forêt
guinéenne.
Au XV ème siècle, Ziguinchor était
une escale pour les négriers portugais. Son nom viendrait
de l’expression portugaise CHEGUEI CHORAM qui signifie «
je suis arrivé, ils pleurent » allusion à
la traite des noirs.
Aujourd’hui, c’est une ville
de plus de 200 000 habitants, qui s’étire le long
du fleuve, à l’origine de sa vocation commerciale,
riz, arachide, fruits, légumes, poissons, qui transit par
son port.
On succombe aux milles couleurs de ses étalages
et de ses boubous.
Basse Casamance :
Enampore et Séléki :
La piste offre un tel sentiment de quiétude, qu’on
serait tenté de se croire dans l’allée d’un
immense parc. Elle s’avance au milieu des forêts puis
des mangroves.
La grande attraction d’Enampore et Séléki
est constituée par ses cases à impluvium, exemple
unique en Afrique. Elles se présentent comme de vastes
bâtiments circulaires couverts d’un double de chaume
dont l’un en forme d’entonnoir, recueille l’eau
de pluie qui coule jusqu’à un bassin central. Une
partie est recueillie dans des pots. Traditionnellement, ces cases
abritent trois familles plus leurs bétails.
M’Lomp :
Et ses cases à étages, les maisons de ce gros village
sont d’une grande diversité dans la décoration
et l’implantation. Tantôt elles s’adossent à
quelques fromagers gigantesques tantôt, elles sont plantées
au centre d’un enclos bananiers.
Certaines sont massives à colonnes nombreuses et escaliers
monumentaux. D’autres sont peintes. On s’interroge
sur les recettes architecturales qui ont permis d’élever
des maisons à étages en torchis.
Elinkine :
Grand village de pêcheurs qui s’étire paresseusement
le long du fleuve, carrefour de plusieurs voies fluviales, à
la fois peuples de Diolas animistes ou catholiques et de niominkas
musulmans originaires des Iles du Saloum, qui s’adonnent
à la pêche, à la navigation et au commerces.
De l’embarcadère, on peut rejoindre Nioumoun, Karabane,
Diogué, La Pointe Saint Georges…
Oussouye :
A la fois préfecture et siège d’une chefferie
religieuse, ce nœud routier est aussi le centre de nombreuses
fêtes Diolas. La région est fortement imprégnée
par le fétichisme et organisée en minuscule royaume.
Le plus fameux est celui du roi d’Oussouye dont les fonctions
sont uniquement religieuses.
Naguère, par un lacis de marigots, ou gagnait une case
construite sur une immense place plantées d’arbres
épais et hauts comme des cathédrales, Sebeth, la
reine des Floups y vécut jusqu’à sa mort.
Edioungou :
Village qui possède de bons artisans potiers. Ces derniers
travaillent avec une rare dextérité un argile de
leur composition. Il est à base de vase extraite des marigots
et mêlé à des coquillages broyés qui
lui donne une certaine consistance.
Ile de Karabane :
L’ Ile de Karabane, premier comptoir français de
Casamance, apparaît irréelle avec les ruines fantomatiques
de son fort, son église bretonne, son cimetière
catholique ou le capitaine Protet fondateur de Dakar repose parmi
ces hommes ; selon son souhait, il a été enterré
debout face au fleuve. Karabane, fut au XIX ème siècle,
une ville administrative de premier plan.
Cap Skirring – Kabrousse :
Ombragé de cocotiers et de palmiers, la plage du Cap Skirring
et Kabrousse s’incurve doucement face à l’océan,
des kilomètres de sable fin (30 km) et une eau à
température idéale. La plus belle plage de tout
le pays. Beaucoup d’excursions sont possible au départ
de Cap Skirring. Kabrousse reste plus authentique car les habitants
sont très attachés à leurs traditions et
coutumes. Le village abrite une grande place sous les fromagers
de fétiches et d’arbres à palabres.
Djembering :
A 8 km au Nord du Cap Skirring, par une piste, village de pêcheurs
Diolas qui reste fidèle aux rites d’initiations,
au pilage du riz et sons des tamtams. Ses dunes plantées
de gigantesques fromagers descendent doucement sur une merveilleuse
plage. Grande popularité pour sa messe dominicale au son
des tamtams.
Casamance
Nord
Kafountine / Abéné :
Au bord de l’océan,
sur la plage bordée de filaos, un village bien structuré
tout le long des plages, Abéné, village côtier,
blotti entre les palmeraies, villageois qui cultivent le riz et
cueillent un bon nombre de fruits (mangues, citrons verts, avocats,
papayes, jujuguiers…).
Ces deux villages sont séparés du reste de la Casamance
Nord par un large bras du fleuve appelé marigot de
Diouloulou.
Bignogna
à 30 km de
Ziguinchor
est une ville de festivité lors
de la récolte de riz et foisonne d’édifices coloniaux en ruines.
A proximités, une très belle forêt classée des Kalounayes.
Koubalan, un petit village ou les
amoureux de la marche seront comblés. Accompagnés
d’un guide, vous pourrez faire la visite d’une forêt
sacrée, observation des oiseaux et de la mangrove qui vient
d’être replantée…
Affiniam, située entre la
forêt et l’eau, on y accède en pirogue à
partir de Ziguinchor. Le village a un intéressant centre
artisanal avec comme fabrication locale (confitures, savon et
confection de batik. Magnifique case à impluvium en périphérie
du village. A partir du village, découverte en pirogue
de la faune et la flore, un milieu de prédilection pour
les oiseaux. Le coup de foudre est pour
Djilapao et sa case à
étages authentique.
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